Le « ballot screen » : solution à tous les mots…
février 22nd, 2010 Posté dans Développement, Internet
Comme je l’évoquais dans un précédent billet, il est encore aujourd’hui assez compliqué de développer des pages web qui ont un affichage rigoureusement identique d’un navigateur à l’autre. Deux solutions existent pour régler ce problème :
- Que tout le monde respecte les mêmes normes. En l’occurrence, celles édictées par le W3C : mais comme nous l’avons vu, cela est loin d’être le cas pour des raisons tant historiques que techniques
- Que tout le monde utilise le même navigateur : imaginer aujourd’hui une telle démarche relève, à partir de cette semaine, de « l’utopie pure » notamment grâce au travail acharnée de la commission européenne.
Ainsi, même si Microsoft a pendant longtemps imposé son navigateur Internet Explorer jusqu’à faire chavirer le navigateur concurrent : Netscape Navigator d’autres systèmes d’exploitation et solutions alternatives ont su co-existées et ont finalement empêchées cette position de monopole quasi annoncée. La multiplicité des plateformes logicielles et techniques (comme l’arrivée de l’embarqué par exemple) ont finalement permis de sauver la neutralité des navigateurs.
Nous ne sommes d’ailleurs pas passé très loin d’un verrouillage complet de l’internet par la biais du couple pendant longtemps inséparable : Windows / Internet Explorer et son cortège inévitable de technologies éditeur comme par exemple Active X et les scripts VBS. Ces dernières ont d’ailleurs largement contribuées à la multiplication des failles diverses plus qu’à un réel progrès. Je ne le rappellerai jamais assez mais : je crois sincèrement que ce qui sauvera l’informatique c’est la diversité (tant logicielle que matérielle) appuyée par des normes ouvertes !
Donc, pour définitivement éradiquer toute tentative de monopole, la communauté européenne impose dorénavant à Microsoft un écran de choix ou « ballot screen » lors de votre premier surf sur le Web depuis Windows.

Honnêtement, je trouve cette solution soi-disant consensuelle plutôt contre productive et en voici les principales raisons :
- Je crois que le choix d’un navigateur est une affaire personnelle : encore faut-il en comprendre la réelle portée
- Personne ne sait vraiment, à part quelques technophiles et les développeur web ce qu’est une norme et encore moins qui la respecte ou ne la respecte pas
- Le choix du navigateur a toujours été un effet de mode : heureusement pour Firefox…
- Ce n’est donc pas en 20 mots que l’on peut expliquer autant de choses (comme le suggère cette capture d’écran)
Il faut donc expliquer aux utilisateurs les choses plutôt que leur imposer un écran qui n’explique rien et donc ne règle rien.
Pour vous aiguiller voici un petit comparatif des principaux navigateurs (assez peu pragmatique, je dois l’avouer)
- Internet Explorer : la dernière version 8 est plus stable et plus respectueuse des standards que ces prédécesseurs (La version 6 est d’ailleurs à bannir du Web au plus vite !). Il reste à mon goût assez lent et est très souvent atteint par des failles de sécurité.
- Chrome : Le plus rapide de tous mais je suis toujours aussi chatouilleux sur la gestion des données personnelles assurées par la société Google. Il a été parfois installé comme composant additionnel de Google Earth ou Google Desktop.
- Safari : Il est beau et semble assez rapide. Sur Windows, je le trouve tout de même encore parfois un peu instable. Comme pour Chrome, la seule alternative d’Apple pour le faire connaître, hormis les geeks, a été une installation combinée avec les produits phare de la société d’Apple sur Windows comme iTunes ou QuickTime.
- Opera : Assez confidentiel, il est tout de fois rapide et propose toute une série de systèmes ingénieux pour faciliter la navigation. Il mériterait d’être plus connu. Ce n’est pas par hasard que les premières démarches vers le « ballot screen » ont été provoqué par cet éditeur
- Firefox : mon préféré car c’est le seul logiciel 100 % libre. Notez qu’il propose des extensions très utiles. La dernière mouture respecte les standards les plus récents mais il a repris un peu de l’embonpoint ces derniers temps.
Vous pouvez trouver des statistiques détaillées de l’utilisation des navigateurs sur ce site.
Je vous passe toutes les querelles de clocher pour définir un ordre aléatoire de proposition des navigateurs, et autres détails croustillants qui ont pu, pendant quelques mois, faire phosphorer les technocrates européens…
Bref, c’est « ballot » (excusez le jeu de mots) mais au final, je ne crois pas que cela fera bouger beaucoup les lignes. Si aujourd’hui d’autres navigateurs commencent enfin à émerger c’est surtout à cause de l’embarqué (téléphones portables, netbooks, smartphones…) et des campagnes de publicité parfois très chères menées par les différents acteurs (comme dernièrement la publicité pour le navigateur Chrome dans les quotidiens français).
Notez que la commission européenne a oublié un autre éditeur de système d’exploitation qui lui aussi, impose son navigateur : Apple avec Safari. Qui peut aujourd’hui prétendre changer de navigateur sur son iPhone par exemple ? A quand le « ballot screen » sur son iPhone 4G ?

Une réponse pour “Le « ballot screen » : solution à tous les mots…”
Par busy do Holandii on juin 25, 2010
Nice design, what is the name of template ?